Eugène d’Eichthal

Eugène d’Eichthal

Résumé

Portrait de Eugène d’Eichthal Eugène d’Eichthal Revue des Deux Mondes

En effet, « l’objet spécial, le but réel de la production capitaliste, c’est la production de la plus-value, ou le soutirage du travail extra au profit du capital. » Ce soutirage, le travail ne peut s’y dérober. Il est, par la loi d’airain, dans les mains du capital ; « le temps pour lequel l’ouvrier peut vendre sa force de travail est le temps pour lequel il est forcé de le vendre : en réalité, le vampire qui le suce ne le lâche point, tant qu’il lui reste une goutte de sang à exploiter... »
Source : Wikisource

Portrait de Eugène d’Eichthal Eugène d’Eichthal Revue des Deux Mondes

À quiconque vous parle de l’amélioration du sort des travailleurs, écrit-il à ses adhérens, vous devez poser avant tout la question s’il reconnaît ou s’il ne reconnaît pas la loi d’airain. S’il ne la reconnaît pas, vous devez dès l’abord vous dire que cet homme, ou bien veut vous tromper, ou qu’il est d’une lamentable inexpérience dans la science économique. Car il n’y a, dans l’école libérale même, pas un seul économiste ayant un nom qui ait contesté cette loi. Adam Smith comme Say, Ricardo comme Malthus, Bastiat comme J.-S. Mill, sont unanimes à en reconnaître la vérité.
Source : Wikisource

Portrait de Eugène d’Eichthal Eugène d’Eichthal Revue des Deux Mondes

Le simple ouvrier, dit-il, qui n’a que ses bras et son industrie, n’a rien qu’autant qu’il parvient à vendre à d’autres sa peine ; mais celui qui paie le travail le paie le moins cher qu’il peut ; comme il a le choix entre un grand nombre d’ouvriers, il préfère celui qui travaille au meilleur marché. Les ouvriers sont donc obligés de baisser le prix à l’envi les uns des autres. En tout genre de travail, il doit arriver et il arrive en effet que le salaire de l’ouvrier se borne à ce qui lui est nécessaire pour lui procurer sa subsistance.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature