Paul Cahen, De l'influence de la baisse du taux de l'intérêt sur la hausse des salaires… (1899)
“ Il est bien vrai que les chefs d'entreprises qui ont aujourd'hui recours à l'emprunt, paient, pour des sommes égales, des intérêts moindres qu'il y a vingt ans. Il y a donc de ce fait un bénéfice, une plus-value. Mais qui en profitera ? Ce ne peut être le salaire de l'ouvrier, car on emprunte, en général, dans un but déterminé, et ce but ne sera jamais le développement des institutions ouvrières: ce qu'on visera le plus souvent, ce sera le perfectionnement du machinisme, et on sait combien de semblables améliorations ont pu parfois être nuisibles à l'ouvrier. ”
