Résumé

Paul Cahen De l'influence de la baisse du taux de l'intérêt sur la hausse des salaires… (1899)

Il est bien vrai que les chefs d'entreprises qui ont aujourd'hui recours à l'emprunt, paient, pour des sommes égales, des intérêts moindres qu'il y a vingt ans. Il y a donc de ce fait un bénéfice, une plus-value. Mais qui en profitera ? Ce ne peut être le salaire de l'ouvrier, car on emprunte, en général, dans un but déterminé, et ce but ne sera jamais le développement des institutions ouvrières: ce qu'on visera le plus souvent, ce sera le perfectionnement du machinisme, et on sait combien de semblables améliorations ont pu parfois être nuisibles à l'ouvrier.
Source : Gallica

Paul Cahen De l'influence de la baisse du taux de l'intérêt sur la hausse des salaires… (1899)

La baisse du taux de l'intérêt a eu, dans le passé, une influence néfaste sur la rétribution de l'ouvrier, mais la rémunération de l'agent de production « capital » n'a nullement été diminuée. Alors qu'elle aurait, tout au plus, dû suivre une marche parallèle à celle du travail, alors même, qu'en équité pure, elle aurait dû rester stationnaire, elle n'a pas, en fait, cessé de s'accroître et plus rapidement que celle du travail.
Source : Gallica

Paul Cahen De l'influence de la baisse du taux de l'intérêt sur la hausse des salaires… (1899)

L'ouvrier, lui-même, plus armé et plus fort pour se défendre, ne s'en trouve pas moins dans une situation inférieure à celle du patron dans le contrat de travail.
Il ne saurait, en effet, être question d'égalité, entre le salarié, condamné à accepter n'importe quelles conditions sous peine de mourir de faim, et l'entrepreneur qui peut attendre, et dont les pertes seront peu considérables si son usine vient à chômer quelque temps.
Source : Gallica

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