Cyprien de Bellissen

Résumé

Cyprien de Bellissen Études sur la question sociale… (1871)

La prospérité de la classe ouvrière ne saurait exister sans l'entente de ces deux éléments de toute richesse, de toute production.
« Le véritable rival du capital, c'est le capital qui lui fait concurrence, et non le travail qui le féconde; le compétiteur sérieux du travail, c'est le travail qui s'offre en même temps. » Aussi, les entrepreneurs de grèves causent-ils aux ouvriers les plus sensibles préjudices.
L'antagonisme des ouvriers et des patrons ne saura jamais amener d'amélioration sociale et n'est en réalité qu'un instrument de perturbation politique.
Source : Gallica

Cyprien de Bellissen Études sur la question sociale… (1871)

Quelle malédiction n'assument-ils pas sur leurs têtes ces hommes venus on ne sait d'où, qui, au jour de crises industrielles, excitent de paisibles ouvriers à se mettre en grève pour des prétentions qui ne correspondent pas à l'état du marché !
Ils ne sont préoccupés que de leurs desseins et ne viennent pas dans le logement de l'ouvrier secourir la femme et de pauvres petits enfants qui, sur un grabat, se tordent dans la misère. Non, les améliorations sociales ne s'enfantent pas dans la haine et l'imprécation; elles sont une oeuvre de conciliation, de conscience, de raison, de fraternité.
Source : Gallica

Cyprien de Bellissen Études sur la question sociale… (1871)

Examinons rapidement l'histoire des grèves en Angleterre, et apprenons ce que les ouvriers peuvent en attendre, ce qu'ils doivent en redouter.
Le levier de toute grève est la caisse de l'association contre le chômage.
Nous montrerons, dans un travail subséquent, quelle est, en Angleterre, l'organisation de ces sociétés et les ressources considérables dont elles disposent.
Bornons-nous à jeter aujourd'hui un rapide coup-d'oeil sur le champ de bataille, et à compter, si faire se peut, les morts et les blessés.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature