Arthur Fontaine

Résumé

Arthur Fontaine Les grèves et la conciliation (1897)

La liberté de se concerter, en vue d'un but licite, le chômage volontaire, ne peut être limitée que par l'intérêt public ou les droits de la liberté d'autrui. La puissance publique doit intervenir, en certains cas, pour sauvegarder l'une et l'autre ; mais, en principe, le droit de coalition est aujourd'hui reconnu à l'ouvrier comme une garantie nécessaire de sa dignité d'homme et de sa liberté économique.
Source : Gallica

Arthur Fontaine Les grèves et la conciliation (1897)

Il va de soi que des chambres de travail et des conseils de conciliation et d'arbitrage sont par leur objet immédiat des institutions bien distinctes. La tentative belge n'était cependant pas absurde, de recruter parmi les membres élus de la chambre de travail la totalité des membres ou le noyau permanent d'un conseil de conciliation. Le but primordial des deux institutions n'est-il pas de garantir la paix sociale par un fréquent échange de vues sur les intérêts généraux professionnels entre des patrons et des ouvriers élus par leurs pairs?
Source : Gallica

Arthur Fontaine Les grèves et la conciliation (1897)

Malgré l'évidence et la nécessité du droit de grève, en dépit des garanties immédiates d'indépendance et de progrès qu'a pu y trouver la classe ouvrière, les citoyens les meilleurs, d'accord avec le sentiment presque unanime de la nation, pensent que la multiplication des grèves est un mal et qu'il faut y parer:
Ils voient avec regret grandir l'antagonisme entre patrons et ouvriers, alors que le progrès moral, auquel doit seulement servir de soutien le progrès matériel, serait caractérisé par une croissante harmonie entre les individus de plus en plus libres.
Source : Gallica

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