Charles Le Court Grandmaison

Résumé

Charles Le Court Grandmaison Revue des Deux Mondes

Ce qui nous paraît ressortir de cette grève, c’est qu’il est temps de se mettre à l’œuvre, et de faire les affaires du peuple, ou de l’aider à les faire, s’il lui est difficile, dans l’état actuel de la société, de les faire lui-même, et s’il est bien démontré qu’il ne pourrait l’essayer, en cette fin de siècle, qu’à son pire détriment, d’abord, et, ensuite, au risque des pires convulsions sociales.
Source : Wikisource

Charles Le Court Grandmaison Revue des Deux Mondes

C’est un des plus grands dangers de l’état inorganique du monde actuel du travail que cette facilité, pour quelques meneurs, de créer, à l’abri de la Bourse du Travail, de pseudo-syndicats qui, en temps ordinaire, n’exercent aucune influence et passent inaperçus des ouvriers eux-mêmes, mais qui, aux heures de crise, se trouvent seuls prêts à parler au nom de tous et rallient autour d’eux toute la corporation. C’est ce qui est arrivé pour les terrassiers, et ces syndicats, insignifians la veille, ont groupé autour d’eux tous les travailleurs et dirigé tout le mouvement.
Source : Wikisource

Charles Le Court Grandmaison Revue des Deux Mondes

Soyez convaincus que dans quelques heures, ce sera le tour des chemins de fer, du gaz, des omnibus, de la métallurgie à déclarer la grève. C’est l’heure des revendications générales. Préparons-nous à faire notre devoir.
Le caractère de la grève a changé, on sent que cet appel est l’œuvre de la Commission de la grève générale nommée en 1896 au Congrès de Tours : le mouvement cesse d’être corporatif, il devient politique et révolutionnaire. Les revendications mêmes des corporations qui viennent de se mettre en grève n’ont plus le caractère professionnel.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature