Ch. Le Cour Grandmaison

Résumé

Ch. Le Cour Grandmaison Revue des Deux Mondes

Toute cette législation s’est inspirée des paroles du prince Aloyse de Liechstenstein : « Le travail n’est pas une affaire privée, mais une fonction déléguée par la société à chacun de ses membres. Le paysan qui laboure son champ, l’ouvrier qui travaille dans son atelier est un fonctionnaire de la société, aussi bien que l’employé du gouvernement dans son bureau, ou l’officier sur le champ de bataille. Le travail, comme toute fonction, crée donc des obligations réciproques entre celui qui le fournit, la société, et celui qui l’exécute, l’ouvrier. »
Source : Wikisource

Ch. Le Cour Grandmaison Revue des Deux Mondes

La Révolution avait entrepris de détruire les deux bases de l’ancienne société, la tradition et l’autorité, et la science moderne, dans l’orgueil de ses incomparables progrès, avait cru pouvoir fournir de nouvelles formules pour la solution de tous les grands problèmes religieux, politiques et économiques. L’illusion n’a pas été longue, et, à la suite d’une sanglante expérience, nos prédécesseurs ont dû reconnaître la nécessité du principe d’autorité. Un homme de génie, qui parut incarner en lui l’esprit des temps nouveaux, tenta de réorganiser la société en dehors de la tradition.
Source : Wikisource

Ch. Le Cour Grandmaison Revue des Deux Mondes

L’Etat doit diriger et favoriser le mouvement ; il doit préconiser les meilleures formules, constituer le cadre légal, déterminer la part qui incombe, dans les sociétés d’assistance mutuelle, aux patrons, aux ouvriers, et même aux communes qui se déchargent sur les corporations d’une partie des charges de l’assistance publique.
C’est par l’autorité et par la tradition qu’il faut résoudre le problème. La France, pas plus qu’aucun autre peuple, n’échappera à cette nécessité. Ce problème de l’organisation du travail est capital dans une démocratie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature