Résumé

Jules Poulain Lettre à Monsieur Louis Blanc, président de la commission du Luxembourg… (1848)

Le peuple ne se compose pas seulement de la classe ouvrière, il comprend aussi tous les consommateurs, appelés à faire usage des produits qui sortent des mains de l'ouvrier; il faut aussi penser aux masses et améliorer leur existence matérielle. En tuant la concurrence, vous élevez le prix des produits fabriqués, vous appauvrissez les consommateurs, vous ruinez le commerce d'exportation, vous faites mourir l'industrie d'une mort lente, vous glacez le coeur de l'homme, vous éteignez son imagination, son génie, et vous tuez l'art
Source : Gallica

Jules Poulain Lettre à Monsieur Louis Blanc, président de la commission du Luxembourg… (1848)

C'est enfin la barbarie et le despotisme que vous ramenez.
Jetons un coup d'oeil sur la position de l'ouvrier dans la société industrielle telle qu'elle est établie, nous le mettrons ensuite dans la position que vous lui proposez, et jugerons ensemble quel est le meilleur système pour le travailleur.
En France, l'homme qui n'a point de patrimoine est cependant riche d'avenir et d'espérance, il peut arriver à l'aisance, à la fortune, en faisant usage de sa liberté, en se livrant au métier qui a le plus d'attraits
pour lui, ou à la profession qui le séduit.
Source : Gallica

Jules Poulain Lettre à Monsieur Louis Blanc, président de la commission du Luxembourg… (1848)

Mais ne perdons pas de vue la classe ouvrière dans ce bouleversement général, au milieu de ce naufrage du génie, du commerce, de l'industrie et de la concurrence, au milieu de ce cataclysme d'idéologie qui va d'un peuple civilisé par les arts et l'industrie, d'un peuple né pour la gloire et, la liberté, en faire un peuple d'esclaves, car tel est le sort que vous lui réservez.
Source : Gallica

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