Jules Poulain

Élements biographiques

Jules Poulain,  Lettre à Monsieur Louis Blanc, président de la commission du Luxembourg… (1848)

“ Le peuple ne se compose pas seulement de la classe ouvrière, il comprend aussi tous les consommateurs, appelés à faire usage des produits qui sortent des mains de l'ouvrier; il faut aussi penser aux masses et améliorer leur existence matérielle. En tuant la concurrence, vous élevez le prix des produits fabriqués, vous appauvrissez les consommateurs, vous ruinez le commerce d'exportation, vous faites mourir l'industrie d'une mort lente, vous glacez le coeur de l'homme, vous éteignez son imagination, son génie, et vous tuez l'art ”
Source : Gallica

Jules Poulain,  Le Dartmoor, ou les Deux soeurs… (1852)

“ Parvenu à une certaine hauteur, le froid est si intense, qu'il me semble que je traverse les ondes d'un océan glacial ; la neige cristallisée craque en s'enfonçant sous mes pieds ; le ciel sans nuage est d'un azur excessivement pale, et le soleil, qui s'élève à peine; au -dessus de l'horizon, jette des rayons obliques qui éclairent y mais qui ne réchauffent point.
Ma pensée a devancé mes pas : je me plais à songer que Polly, après avoir oublié ses rêves de gloire, a consenti à déposer sa couronne future pour rester
auprès de sa bonne mère
”
Source : Gallica

Jules Poulain,  Troisième lettre à Monsieur Louis Blanc… (1848)

“ La grande industrie, à Paris, a la pire de toutes les destinées; j'en ai déjà expliqué les causes. Le fabricant est engagé pour le reste de sa vie; il succombe sous le poids de ses obligations; ses journées sont absorbées par un travail incessant et ses nuits dévorées par l'insomnie. Elles se passent dans des inquiétudes mortelles ; ce sont les tourments de l'enfer! Sa fabrique est une croix de douleur sur laquelle il est cloué à perpétuité, et après lui ses enfants, s'ils tiennent à faire honneur aux engagements de leur père! ”
Source : Gallica

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