Jules Poulain, Deuxième lettre à Monsieur Louis Blanc… (1848)
“ N'est-il pas constant que ce sont toujours les malheureux ouvriers qui font les barricades, et qui versent le plus pur de leur sang pour faire les émeutes ? N'est-il pas constant que ce sont eux qu'on met toujours en avant, qu'on les exploite impitoyablement en leur montrant sans cesse la terre promise? D'où vient donc la différence entre les ouvriers de Paris, toujours disposés à la révolte, et ceux de la province, si calmes et si paisibles, et qui ne penseraient jamais à s'agiter, s'ils n'apprenaient que ceux de Paris Sont en mouvement? ”
