Résumé

H. Vidal Simple réplique au livre de M. Louis Blanc… (1848)

La concurrence, dit M. Louis Blanc, c'est l'enfantement perpétuel et progressif de la misère. Et, en effet, au lieu d'associer les forces de manière à leur faire produire leur résultat le plus utile, la concurrence les met perpétuellement en état de lutte; elle les annihile réciproquement, elle les détruit les unes par les autres. De quoi se composent aujourd'hui, je le demande, les bénéfices de tout atelier? N'est-ce pas de la ruine de tout atelier rival? Quand une boutique prospère, n'est-ce point parce qu'elle est parvenue à arracher comme une proie, l'achalandage des boutiques voisines?
Source : Gallica

H. Vidal Simple réplique au livre de M. Louis Blanc… (1848)

Est-il un seul producteur, un seul travailleur, à qui sa bonne conduite, sa prévoyance, sa sagesse, soient de sûres garanties contre l'effet d'une crise industrielle? La concurrence force la production à se développer dans les ténèbres, à l'aventure, en vue de consommateurs hypothétiques et de marchés inconnus. De là un désordre inexprimable ; de là impossibilité absolue d'établir entre la production et la consommation cet équilibre d'où sort la richesse. Aussi que voyons-nous? A côté de telle industrie qui regorge de bras, telle autre en appelle vainement.
Source : Gallica

H. Vidal Simple réplique au livre de M. Louis Blanc… (1848)

Que veut M. Louis Blanc? Il veut que l'État soit le banquier du pauvre; il désire l'augmentation des salaires qui eu général lui paraissent insuffisants; il veut, pour l'ouvrier, une participation aux bénéfices de l'entreprise dans laquelle il travaille.
Enfin, pour maintenir le prix de la main-d'oeuvre, il veut abattre la concurrence, et pour arriver à ce but, il veut que l'État ait, en quelque sorte, le monopole de l'industrie; qu'il se charge de donner du travail à tous dans de vastes ateliers nationaux.
Source : Gallica

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