Joseph Desbrières

Résumé

Joseph Desbrières Le boulevard du Prince-Eugène… (1862)

Ses vieux murs, attaqués par des bras vigoureux, Tombent avec fracas, et leurs débris poudreux A peine disparus d'autres prennent la place, Et l'on voit aussitôt s'élever dans l'espace Des habitations dignes des temps nouveaux, Des squares où le peuple en quittant ses travaux Vient reposer sa tête ou discuter à l'aise, Montrer le vieux levain de la verve française, Des théâtres nouveaux où l'étranger viendra Piller comme toujours l'esprit qu'on y mettra; Et chaque boulevard, chaque nouvelle rue Peut nous montrer une œuvre habilement conçue.
Source : Gallica

Joseph Desbrières Le boulevard du Prince-Eugène… (1862)

Hier c'était encore un rendez-vous superbe, Le public accourait, boulevard Malesherbe, Fêter comme aujourd'hui l'inauguration D'un immense quartier dont la création Devant frapper au cœur un centre de misère, Était depuis longtemps urgente et nécessaire ; Et vous avez voulu, pour ces quartiers nouveaux, Ouvrir à deux battants les grilles de Monceaux, Séjour mystérieux des amoureuses fêtes Qu'un débauché célèbre offrait à ses conquêtes, Plus utile à cette heure, il donne à l'ouvrier Des récréations après son atelier.
Source : Gallica

Joseph Desbrières Le boulevard du Prince-Eugène… (1862)

Encore une trouée immense, pittoresque, Qui va frappant, taillant la ville gigantesque, Porter l'espace, l'air et la fécondité Aux flancs d'un quartier noir par le peuple habité Encore une nouvelle et merveilleuse artère Qui va du vieux Paris secouer la poussière, Et qui suffirait seule à la célébrité Du premier magistrat de la grande cité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature