Gaz d'éclairage

Définition et enjeux

J. Jamin,  Revue des Deux Mondes

“ Tout a été disposé pour comparer l’ancien éclairage au nouveau. On a conservé le gaz dans quelques-uns des lustres, on l’a remplacé par l’électricité dans d’autres ; sur l’un d’eux enfin on a superposé les deux sortes de lampes, et voici quel a été le résultat : la lumière par incandescence est absolument fixe, tout à fait silencieuse. Étant enfermée dans une ampoule, elle ne dégage ni fumée ni gaz délétères, ni rien qui puisse altérer les peintures ou les étoffes ; elle développe moins de chaleur que le gaz, on peut la diminuer ou l’exagérer à volonté par les variations du courant. ”
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Charles Nordmann,  Revue des Deux Mondes

“ L’emploi des manchons à incandescence a plus que quintuplé le rendement lumineux du gaz d’éclairage. Aussi se sont-ils à peu près partout substitués aux anciens becs papillons.
Un perfectionnement récent devait encore amplifier ces résultats : l’incandescence par le gaz sous pression dont les magnifiques candélabres du boulevard Raspail, à Paris, nous fournissent un exemple éclatant. Chacun de ces candélabres fournit une intensité lumineuse de 2 000 à 4 000 bougies, c’est-à-dire équivalente à celle des lampes à charbons minéralisés de l’avenue de l’Opéra.
”
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Gaston Cadoux,  Revue des Deux Mondes

“ S’ils obtenaient ces résultats, leur procédé ne tarderait pas à s’étendre, et ce serait, dans toutes les grandes villes d’Europe, à Paris et à Londres comme à Berlin, une évolution mémorable des industries de l’éclairage. La lumière serait presque exclusivement demandée à l’électricité, tandis que le gaz, perdant son pouvoir éclairant et gagnant un pouvoir calorifique supérieur, ne servirait plus qu’au chauffage ou à la cuisine, et peut-être encore aux petits moteurs industriels. ”
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