Résumé

Jean-Baptiste Fonssagrives La maison : étude d'hygiène et de bien-être domestiques (1871)

Il faut que chaque famille, même dans une habitation collective, soit chez elle, et qu'une maison puisse au même moment recéler la mort, le plaisir, la maladie, le recueillement, sans que tous ces contrastes s'avertissent et se heurtent par la communication douloureuse ou importune des bruits qu'ils éveillent. Qui n'a souffert cruellement, dans sa vie, de cette promiscuité choquante des sentiments les plus opposés et des conditions morales les plus diverses ? La maison devrait toujours être ce serviteur dévoué qui se réjouit avec ses maîtres, s'afflige avec eux et en porte le deuil.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives La maison : étude d'hygiène et de bien-être domestiques (1871)

La respiration collective d'une maison est comme la respiration physiologique d'un individu ; elle exige qu'on lui fournisse de l'air pur en quantité suffisante et qu'on la débarrasse de l'air qu'elle a vicié en en faisant usage. Il faut aussi que l'air qui afflue dans une maison, pour en renouveler l'atmosphère, y entre avec une vitesse modérée, afin de ne pas créer autour de nous des vents coulis, véritables courants aériens qui nous refroidissent et dont l'action, s'exerçant localement sur des points isolés du corps, aboutit à créer ou à perpétuer des rhumatismes et des névralgies.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives La maison : étude d'hygiène et de bien-être domestiques (1871)

Là la vie est plus naturelle ; l'espace s'y mesure par hectares et non plus par divisions du mètre carré ; l'air y est plus vif, la nourriture plus réparatrice ; l'existence y est plus affranchie des sacrifices que la mode et l'étiquette prélèvent sur la santé. Les vacances sont quelque chose sans doute, mais elles ne suffisent pas, et il faut, si l'on ne peut habiter la campagne, mitiger au moins les rigueurs du régime cellulaire auquel nos enfants sont soumis dans les villes, en sacrifiant autant d'argent que l'on peut au choix d'un appartement spacieux, bien aéré et muni d'un jardin.
Source : Gallica

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