Antoine Chapelle

Résumé

Antoine Chapelle Traité d'hygiène publique (1850)

Le but de l'homme ici-bas est de rechercher la vérité, de pratiquer le bien, de mériter, par conséquent, de travailler. Or, le travail est-il en définitive autre chose qu'un effet, un produit, tandis que la cause de toute richesse, le capital le plus fécond, la première condition de tout labeur, résident dans cet exercice libre et complet des fonctions de l'économie qu'on appelle la santé. C'est en donnant à notre organisme une vigueur suflisante que nous arriverons à surmonter les fatigues auxquelles nous sommes condamnés sur cette terre.
Source : Gallica

Antoine Chapelle Traité d'hygiène publique (1850)

Est-ce qu'une longue immobilité n'est pas le tourment de l'enfant, n'est pas contraire à sa nature? Est-ce que partout le temps consacré au sommeil ne devrait pas être plus grand pour l'âge tendre que pour la période de l'existence où la croissance est à peu près achevée? Rappelons-nous que plus on est près du berceau de la vie, moins on doit consacrer de temps à l'étude, surtout à une étude continue, et plus on doit se livrer aux exercices du corps. C'est là le vœu de la nature, et ce n'est pas sans danger qu'on enfreint ses lois.
Source : Gallica

Antoine Chapelle Traité d'hygiène publique (1850)

Cette triste situation de la population prisonnière appelle sur notre régime pénitentiaire des réformes promptes et radicales. L'intérêt et la dignité de la société les réclament. On n'arrivera jamais à ramener le coupable dans la voie de l'honneur et du devoir qu'en montrant que la répression exercée vis-à-vis de lui est exempte de haine, qu'elle est dictée par l'équité la plus pure, qu'on punit dans la personne du criminel, non la nature humaine, innocente par elle-même, mais des écarts funestes, des actes préjudiciables au corps social, dont lui seul est responsable.
Source : Gallica

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