Jules Eugène Rochard

Résumé

Jules Eugène Rochard Traité d'hygiène publique et privée (1895)

Il n'y aurait par conséquent pas lieu de redouter le surmenage intellectuel, si les enfants n'avaient plus rien à faire, lorsqu'ils ont quitté l'école ; mais il faut tenir compte des classes supplémentaires et des devoirs à faire à la maison, au milieu de toute la famille et dans des conditions d'hygiène déplorables. Le zèle des maîtres les pousse à dépasser à cet égard toute mesure et on n'a pas le courage de les blâmer lorsqu'on jette les yeux sur les programmes qu'on leur impose. Ils sont tellement étendus qu'ils en sont ridicules. Ils ont l'air d'un défi porté à l'hygiène par la pédagogie.
Source : Gallica

Jules Eugène Rochard Traité d'hygiène publique et privée (1895)

C'est un lieu sombre où les rayons du soleil n'entrent jamais, où l'air neuf ne pénètre qu'au moment où le rideau se lève, quand les portes des corridors, des couloirs et des loges sont ouvertes. Lorsque la représentation est finie et les spectateurs partis, toutes les issues sont fermées et la salle imprégnée des odeurs, des miasmes que la foule y a laissées, reste dans cet état jusqu'au lendemain soir.'La vapeur d'eau se condense, les poussières se déposent et jamais une ventilation sérieuse ne vient balayer l'édifice et emporter tous ces produits insalubres.
Source : Gallica

Jules Eugène Rochard Traité d'hygiène publique et privée (1895)

Éviter l'humidité du soir, la fraîcheur du matin, la chaleur du jour, trembler devant un courant d'air, reculer devant toute fatigue, peser ses aliments,
doser ses boissons, fuir toutes les émotions parce qu'elles usent la vie, imposer silence à son cœur de peur d'en accélérer les battements, telle serait la condition déplorable de cette victime d'un système qui, poussé jusqu'à ses dernières conséquences, aboutit fatalement à l'hypochondrie. L'homme n'est pas né pour
vivre dans une serre, l'œil sur un thermomètre et la main sur son pouls.
Source : Gallica

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