Lymphatisme

Définition et enjeux

Portrait de Ernest Monin Ernest Monin,  Actualités d'hygiène et de médecine sociale… (1892)

“ Le lymphatisme, cet apanage habituel de l'enfance, est une sorte de constituante morbide, qui suspend, sur la tête fragile de l'enfant, ces terribles monstres médicaux que l'on appelle la scrofule et la phtisie. Eh bien ! au grand air et au soleil, on verra se fondre et se transformer, peu à peu, des chairs bouffies et molles, infiltrées de globules blancs, et qui paraissaient parfaitement incapables de s'ériger en tissus dignes de ce nom. C'est que la fleur humaine s'embellit, s'assagit et s'assainit surtout par l'action vivifiante d'une atmosphère pure et renouvelée. ”
Source : Gallica

Eugène Rochard,  Encyclopédie d'hygiène et de médecine publique… (1890)

“ Les maladies auxquelles prédispose le tempérament lymphatique sont surtout des affections chroniques. Le lymphatisme confine à la scrofule et à ses nombreuses manifestations. Il constitue un terrain de culture de premier ordre pour les parasites cutanés comme pour les microbes, et notamment pour le bacille de la tuberculose. Il passe pour conduire au rachitisme, mais le fait ne me paraît pas aussi bien démontré.
C'est contre les prédispositions créées par ce tempérament que les ressources de l'hygiène sont le plus souvent invoquées.
”
Source : Gallica

Abbé Sensi,  Notice médicale sur l'eau minérale médicinale naturelle de Corneto… (1870)

“ Si, sous nos climats, la constitution lymphatique représente la physionomie des premiers âges de la vie, il n'en est pas moins vrai que, souvent, il arrive à un moment, où, même chez l'adulte, le lymphatisme exagéré, dans ses caractères physiologiques devient un état intermédiaire, entre le type normal et la perversion morbide. ”
Source : Gallica

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