Martin Klein

Résumé

Martin Klein Mondorf-les-bains

« Que la vie est courte et l’amitié une douce chose ! » Aux eaux, du reste, le malade se sent mieux à l’aise que chez lui, où la vue de ses semblables bien portants, lui rappelle à tout moment sa situation exceptionnelle, son infirmité, son malheur. Aux bains, il voit des compagnons de douleur, les uns plus malades que lui, dont la vue lui fait oublier ses propres misères, les autres en voie de guérison, dont l’aspect lui donne du courage, de l’espoir et de la persévérance dans le traitement.
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Martin Klein Mondorf-les-bains

Etant donné que les goutteux se recrutent parmi les gens d’esprit, il est permis de croire que la cure de Mondorf leur fait du bien pour qu’ils y reviennent avec une fidélité pareille. Cela n’empêche pas que tous ces patients n’aient de temps à autre leur accès de goutte ; mais la plupart trouvent que, grâce à Mondorf, leurs accès sont bénins, de courte durée, et suivis de longs intervalles d’une bonne santé. On sait du reste fort bien dans le monde que, une fois qu’un premier accès s’est déclaré, l’on a bel et bien épousé le mal, et que le divorce avec dame goutte est chose fort rare.
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Martin Klein Mondorf-les-bains

Je ne sais pas en vertu de quelle subtilité soi disant scientifique, on conseille à des patients de boire de l’eau d’Ems ou de Vichy avec du lait, ou bien de la mélanger avec du vin pour boire aux repas, ou enfin de faire usage comme boissons de table, d’eaux gazeuses tellement saturées d’acide carbonique qu’elles brûlent la langue et font gonfler le pauvre estomac comme un aérostat. Le comble de la sottise, c’est qu’il s’agit encore la plupart du temps de personnes qui réclament le bénéfice de cette grossière infraction aux lois de la physiologie en faveur d’un estomac affaibli.
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