Résumé

Manuel Leven Traité des maladies de l'estomac (1879)

Il ne suffit pas que l'aliment soit solide, car donnez souvent du rognon, du foie, vous avez bien des chances de déterminer la gastrite. Il faut que l'aliment soit la fibre musculaire elle-même ; elle est nécessaire à l'estomac.
Chez le convalescent d'une maladie fébrile, si vous le laissez trop longtemps au régime des soupes, du lail, il n'est pas rare de constater que l'appétit ne revient pas, et il deviendra même dyspeptique. Il faut se hâter de lui donner des aliments solides et azotés, il faut remettre l'organe en activité pour lui restituer la vigueur de sa fonction.
Source : Gallica

Manuel Leven Traité des maladies de l'estomac (1879)

Ainsi, il ne faut pas voir dans la dyspepsie une digestion insuffisante, incomplète, ou une digestion mauvaise.
La nature a complètement pourvu aux exigences de la digestion; depuis l'estomac jusqu'à l'extrémité de l'intestin, la muqueuse est pourvue de glandes destinées à sécréter des liquides digestifs; chaque glande intestinale contient un suc capable de modifier toute espèce d'aliments.
Chacune de ces petites glandes, qui sont multipliées à l'infini, peut remplacer les glandes annexes de l'intestin, le pancréas et le foie, les glandes de la muqueuse stomacale.
Source : Gallica

Manuel Leven Traité des maladies de l'estomac (1879)

Lorsqu'une fois on a réussi à arrêter les vomissements par le lavage de la muqueuse, lorsque le liquide a diminué, il faut suspendre le cathétérisme.
Mais la tâche du médecin n'est pas achevée; jusqu'à présent Kusmaul et les médecins qui ont fait le sondage de l'estomac se contentaient de pratiquer l'opération du cathétérisme et abandonnaient le malade à lui-même, ne se préoccupant pas de la dilatation et du traitement qu'elle nécessite.
Si on n'a pas soin de faire suivre le cathétérisme d'un traitement rationnel de la dilatation, c'est comme si l'on n'avait rien fait.
Source : Gallica

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