Oesophage

Définition et enjeux

Jules Béclard,  Traité élémentaire de physiologie humaine… (1880-1884)

“ Lorsque l'aliment a été mâché une seconde fois, il redescend par l'œsophage et il passe, non pas, comme on l'a cru longtemps, exclusivement dans les deux derniers estomacs, mais il suit la même route qu'auparavant : il se rend encore en partie dans la panse et le bonnet; il est vrai qu'étant plus liquide que la première fois, une certaine portion suit la gouttière œsophagienne sans l'abandonner et s'engage immédiatement par l'ouverture qui fait communiquer l'œsophage avec le feuillet et la caillette. ”
Source : Gallica

Jean-Joseph Peyrot,  Manuel de pathologie externe ; 3… (1887)

“ Dans tout corps étranger de l'oesophage, la dysphagie résulte autant du spasme oesophagien que de l'obstacle même. Des corps de très petit volume, une simple arête de poisson, la provoquent parfaitement. L'oesophage s'accommode au contraire quelquefois de la présence de certains corps volumineux, mais mousses, comme des pièces de monnaie, et grâce à cette tolérance, d'une part, grâce à ce que, d'autre part, ces objets placés de champ n'obstruent guère le conduit oesophagien, la déglutition peut dans ce cas être à peu près normale. ”
Source : Gallica

Vocabulaire de l'hygiène et de la santé (1831)

“ C'est le conduit par lequel les substances alimentaires, brisées et triturées dans la bouche, descendent pour être élaborées dans l'estomac. Dans l'accomplissement de cette fonction, l'œsophage ne remplit pas un rôle passif; il favorise par des mouvements compressifs le passage du bol alimentaire, qui ne chemine pas par son seul poids ; aussi est-il doté de nerfs nombreux, et une large mesure d'irritabilité le rend passible de diverses affections, appelées œsophagites, et qui consistent dans l'irritation et l'inflammation de l'œsophage. ”
Source : Gallica

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