Résumé

Bruno Jacques Béraud Éléments de physiologie de l'homme et des principaux vertébrés répondant à toutes les questions physiologiques du programme des examens de fin d'année… (1856-1857)

On donne le nom de circulation à une fonction caractérisée par le transport dans l'appareil vasculaire, du sang et de la lymphe, quelle qu'en soit la direction, distribuant dans tous les organes les principes absorbés durant la digestion et l'inspiration, et se chargeant en même temps de ceux qui, devenus impropres à la nutrition, sont rejetés pendant l'expiration et dans l' urination. La circulation, ainsi qu'on le voit, sert particulièrement d'intermédiaire entre les diverses fonctions de la vie organique, au nombre desquelles elle compte, les liant à leur tour à celles de la vie animale.
Source : Gallica

Bruno Jacques Béraud Éléments de physiologie de l'homme et des principaux vertébrés répondant à toutes les questions physiologiques du programme des examens de fin d'année… (1856-1857)

Chaque appareil n'exécute qu'une seule fonction : l'intestin ne fait que digérer; l'appareil respiratoire ne remplit pas d'autre fonction que celle de la respiration. On dit souvent, mais à tort, des fonctions, qu'elles atteignent tel ou tel but ; la fonction est personnifiée et on la fait agir : on prend alors, en un mot, le terme fonction dans le sens d'un être actif, ce qui est en donner une idée très fausse. Une fonction est le résultat de la manifestation des diverses propriétés des éléments anatomiques, des humeurs et des tissus disposés en organes.
Source : Gallica

Bruno Jacques Béraud Éléments de physiologie de l'homme et des principaux vertébrés répondant à toutes les questions physiologiques du programme des examens de fin d'année… (1856-1857)

Il est facile de se convaincre que l'homme ne peut jamais observer qu'un petit nombre d'individus ou de phénomènes quel que soit l'objet de son étude; et cependant, l'homme affirme ce qu'il a découvert d'une manière générale et absolue. L'idée qui résulte de cette opération a reçu le nom d'idée générale; s'il n'existait point d'idées abstraites il n'y aurait point d'idées générales. Dans tout cerveau bien organisé l'analyse conduit en effet à la comparaison. Les idées générales deviennent une source d'erreurs, toutes les fois que la généralisation n'est point fondée sur une exacte analyse
Source : Gallica

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