Résumé

Léon Moulé Manuel de l'inspecteur des viandes… (1890)

Dans un pays comme le nôtre, il est impossible de dire à l'ouvrier, à l'indigent, de s'approvisionner de viandes qui ne possèdent plus aucun principe nutritif et que personne d'entre nous ne voudrait voir sur sa table.
Si on brise un os long, la moelle qui, d'ordinaire, chez les animaux bien portants, est blanche et ferme, est transformée ici en une véritable gelée jaunâtre qu'on retrouve dans toute l'économie et jusque dans les sillons du cœur. On dit alors que l'animal n'a pas de moelle et doit être refusé de la consommation.
Source : Gallica

Léon Moulé Manuel de l'inspecteur des viandes… (1890)

DES ODEURS L'étude des viandes foraines dépourvues de viscères a contraint les inspecteurs de la boucherie à analyser tous les tissus, à passer en revue la graisse, le tissu musculaire, les aponévroses, les séreuses (plèvres et péritoine) , la moelle des os, les ganglions, les vaisseaux, le sang, etc., à faire en un mot de l'autopsie musculaire, pour pouvoir prononcer ensuite le refus ou l'acceptation de la viande 1.
Les viandes de boucherie sortant des mains des bouchers des grandes villes sont travaillées avec un soin extrême
Source : Gallica

Léon Moulé Manuel de l'inspecteur des viandes… (1890)

Le système de castration, lui-même, joue un rôle important à ce point de vue. Qui ne sait, en effet, que les bœufs bistournés, restés verts, ont la chair moins fine et moins juteuse que celle des bœufs chez lesquels l'ablation des testicules a été complète dès le plus jeune âge ; que chez, le mouton, les sujets castrés tardivement fournissent, ainsi que les béliers, une viande dont le goût de suint est très prononcé ; et que la chair de verrat, enfin, répand, au moment de la cuisson, une odeur sui generis des plus désagréables.
Source : Gallica

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