Résumé

Louis Pautet Précis de l'inspection des viandes… (1901)

Une grande marche produit ce qu'on appelle la fièvre de fatigue. On sait, en effet, que l'exercice accélère la respiration et la circulation, fonctions étroitement liées; partant, le sang afflue dans les tissus et organes et distend leurs vaisseaux capillaires. Aussi un repos de quelques jours est-il nécessaire aux animaux qui ont fait un long parcours à pied : l'abatage ayant lieu une heure après l'arrivée, par exemple, ils fournissent une viande d'un rouge foncé, brunâtre, comme gommeuse, fiévreuse en un mot, qui se décompose rapidement.
Source : Gallica

Louis Pautet Précis de l'inspection des viandes… (1901)

En effet, ni les signes fournis par la dentition, ni la couleur des diverses parties de la bouche, ni l'état des cornes, ni la corpulence ne peuvent indiquer l'âge réel d'un veau.
Nous savons bien que, à trois semaines au plus, l'animal possède ses huit incisives et que la mâchoire est au rond; mais nous le demandons en toute sincérité, est-il possible de distinguer le veau de six semaines de celui qui n'a qu'une trentaine de jours, par exemple?
(1) Chez les animaux adultes, c'est, au contraire, la fibrine qui domine.
La prise en considération du poids ne renseigne pas mieux.
Source : Gallica

Louis Pautet Précis de l'inspection des viandes… (1901)

Sous prétexte de détruire les viandes malsaines, il ne faut pas priver le consommateur de viandes qui peuvent être consommées sans danger.
La moitié de la population n'a pas la quantité minima nécessaire d'aliments azotés. Mes expériences personnelles et autres m'ont conduit à cette conclusion qu'on pouvait manger impunément les viandes provenant d'animaux morts de n'importe quelle maladie. Mais je n'ai jamais conseillé de manger la viande en voie de putréfaction.
S'il n'y avait pas à craindre la manipulation des viandes
virulentes, je dirais qu'on peut se passer de l'inspection
Source : Gallica

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