Résumé

Louis Villain Les animaux de boucherie du marché de Paris et les viandes insalubres (1883)

Le choix de la nourriture établit encore des modifications plus profondes et plus caractérisées dans la qualité de la viande, car, tandis qu'une alimentation avec des grains, des farines, des pommes de terre, des glands, des châtaignes, donne une chair rosée et un lard ferme; les soupes et le poisson, au contraire, occasionnent non seulement la mollesse et la blancheur des tissus, mais encore des infiltrations jaunâtres et une odeur particulière.
Si on lui fait manger des débris de viande, sa chair prend un mauvais goût, elle devient forte et sent trop le carnassier.
Source : Gallica

Louis Villain Les animaux de boucherie du marché de Paris et les viandes insalubres (1883)

Si la viande des animaux de boucherie, et principalement celle du bœuf, possède à un haut degré tous les avantages que nous venons de décrire en peu de mots ; c'est qu'elle offrira toutes les garanties de salubrité et qu'elle appartiendra à un animal sain sacrifié par effusion de sang. Dans le cas contraire, c'est-à-dire pour les animaux morts ou atteints de maladies graves qui influent notablement sur la qualité de la viande, il ne pourra être fait aucun rapprochement des avantages précités, quand bien même, d'après certains auteurs, la viande aurait subi la cuisson.
Source : Gallica

Louis Villain Les animaux de boucherie du marché de Paris et les viandes insalubres (1883)

« La viande putréfiée, dit M. Arnould dans son livre d'hygiène, est certainement toujours dangereuse. Les hygiénistes n'en exceptent pas le gibier dit « faisandé » qui a fait rudement expier aux gourmets la satisfaction d'un goût d'ailleurs assez étrange. Outre l'altération de la fibre musculaire et du suc de la viande, qui nuit évidemment à la digestibilité et prépare la révolte gastro-intestinale, c'est d'une haute imprudence d'introduire dans l'économie des vibrions septiques en plein foisonnement.
Source : Gallica

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