Louis Villain

Élements biographiques

Louis Villain La viande malade : moyens pratiques de la reconnaître (1894)

Puisque la viande est un aliment si utile à l'homme, elle doit être saine, réparatrice ; si, au contraire, elle est malade, nocive, il faut la rejeter impitoyablement; d'où l'indication d'un service complet d'inspection des abattoirs et des tueries particulières.
N'y a-t-il pas, en effet, chez nos animaux de boucherie des maladies contagieuses graves, telles que la tuberculose, le charbon, la morve, la rage, la trichinose, la ladrerie, etc. ? Soyons donc sévères dans l'examen des viandes malades qui ne présentent plus que des produits usés et des virus souvent transmissibles à l'homme.
Source : Gallica

Louis Villain Les animaux de boucherie du marché de Paris et les viandes insalubres (1883)

Le choix de la nourriture établit encore des modifications plus profondes et plus caractérisées dans la qualité de la viande, car, tandis qu'une alimentation avec des grains, des farines, des pommes de terre, des glands, des châtaignes, donne une chair rosée et un lard ferme; les soupes et le poisson, au contraire, occasionnent non seulement la mollesse et la blancheur des tissus, mais encore des infiltrations jaunâtres et une odeur particulière.
Si on lui fait manger des débris de viande, sa chair prend un mauvais goût, elle devient forte et sent trop le carnassier.
Source : Gallica

Louis Villain La viande saine, moyens de la reconnaître et de l'apprécier… (1892)

Aujourd'hui le soufflage n'existe plus pour les bœufs et les moutons, seuls les animaux maigres sont soufflés à l'extrême. L'insufflation outrée constitue alors, pour un œil peu exercé, le gras, la beauté et souvent la qualité des vaches étiques.
La main appuyée sur la surface extérieure des quartiers de viande fait immédiatement reconnaître l'intensité du soufflage : le tissu cellulaire distendu à l'excès résonne en effet comme la peau d'un tambour.
Source : Gallica

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