Viande crue

Définition et enjeux

Charles Marie Jules Viry Manuel d'hygiène militaire, suivi d'un précis des premiers secours à donner en attendant l'arrivée du médecin… (1886)

La viande crue n'est usitée qu'en thérapeutique, son emploi constituerait un mode avantageux d'alimentation, si l'on n'envisageait que l'utilisation des principes alimentaires, s'il ne répugnait pas à nos mœurs, si tous les estomacs étaient capables de digérer la chair saignante et si la viande non cuite ne pouvait pas contenir plusieurs parasites dangereux.
Source : Gallica

A Béal Passe-temps d'un praticien d'Auvergne… (1900)

Quant à la viande crue en boulettes ou en bouillie; très nutri tive, d'une facile digestion, ce n'est pas la crainte des parasites qui en fait repousser l'usage, mais un insurmontable dégoût pour tout ce qui n'a pas subi l'épreuve du feu. La cuisson en vases clos, donne cependant aux viandes ramollies par l'évaporation de leurs propres sucs une grande facilité assimilatrice. Mais on ne saurait accorder le même témoignage
digestif aux râgouts farcis que les corps gras, les assaisonnements variés, les condiments multiples et disproportionnés, rendent lourds et indigestes.
Source : Gallica

Paul Cornet Memento de l'infirmière et de l'infirmier… (1914)

La viande crue se prépare mieux en raclant, avec un couteau mousse, un morceau de viande provenant de l'arrièretrain de l'animal, et débarrassé de la graisse et des fragments de tendon, de cartilage ou d'os. On sert la viande soit en boulettes, soit dans des potages ou du bouillon, non trop chaud, mais simplement tiède pour que le potage à la viande crue ait l'apparence d'une purée de tomates.
Source : Gallica

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