Pierre Véron, Les araignées de mon plafond (1880)
“ Et d'abord l'absinthe n'est pas le seul breuvage funeste à la santé publique. Que, demain, la loi réclamée par les pétitionnaires soit votée, les débitants auront tôt fait d'inventer un autre produit auquel ils donneront n'importe quel nom. Ce n'est pas le goût de l'absinthe que recherche le buveur : c'est la surexcitation maladive qu'elle engendre. Alfred de Musset, qui avait malheureusement des motifs pour être expert en ces tristes matières, s'est écrié jadis : Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ! ”
