Résumé

Portrait de Henry Murger Henry Murger Propos de ville et propos de théâtre… (1858)

Si c'est un vaudeville, il se plaint du style. —
Si c'est un drame, il dira que l'ouvrage manque de gaîté. S'il a amené un ami avec lui, il en fait un compère qui lui donnera la réplique, de manière à amener naturellement les révélations des mystères de coulisse.
Il causera tout haut, émaillant sa conversation de noms propres et de mots qui ne le sont pas. Il affectera de lorgner les femmes en réputation, qui garnissent les avant-scènes et les premières loges, et il les saluera de manière à faire supposer qu'elles font partie de ses souvenirs ou de ses espérances.
Source : Gallica

Portrait de Henry Murger Henry Murger Propos de ville et propos de théâtre… (1858)

Dans un petit théâtre du boulevard, il existe un artiste dont l'avarice est arrivée à un tel point qu'il ferait à coup sûr interdire Harpagon comme prodigue, s'il était son père. C'est lui qui, pour s'épargner la dépense du rouge de théâtre, a inventé de se serrer le cou outre mesure, pour se faire monter le sang à la tête. Quant au blanc, il prend celui du billard, ou gratte les murs de sa loge.
Source : Gallica

Portrait de Henry Murger Henry Murger Propos de ville et propos de théâtre… (1858)

A la satisfaction du public, qui ne supposa point la supercherie, le comique imita le chien pendant les vingt représentations premières. — Mais, comme les gens qui gasconnent ou grasseyent en voulant imiter le jargon girondin ou marseillais, l'artiste s'aperçut avec inquiétude qu'il commençait à parler chien pour de bon, dans la vie privée.
Quand on lui disait bonjour, il répondait involontairement: ouah-ouah! Quand le garçon de café lui demandait ce qu'il fallait lui servir, il répondait encore : ouah-ouah !
Source : Gallica

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