Henri de Pène

Henri de Pène

Résumé

Portrait de Henri de Pène Henri de Pène Le Paris viveur (1862)

Mlle Sylvia est une cantatrice fraîchement débarquée à Paris, et toute couverte de lauriers cueillis à la Havane. Sauf la couleur des yeux qui sont noirs au lieu de verts, c'est Sylvia qui vous est peinte, comme dans un tableau de Cabanel ou de Flandrin, en la page que j'ai reproduite. Il faut croire que M. Feydeau eut la fortune de voir un des premiers cette beauté. Un homme vulgaire s'en serait épris naïvement. Mais lui, l'artiste en récits, n'ambitionna pas d'autre succès que de rendre le public amoureux du livre où il allait la transporter toute palpitante de réalité.
Source : Gallica

Portrait de Henri de Pène Henri de Pène Le Paris viveur (1862)

L'esprit humain me fait l'effet d'un balancier qui doit osciller perpétuellement de l'idéal au réel, sous peine de dévier et de se perdre, les uns dans la réalité qui les absorbe, les autres dans la fantaisie où ils se noient.
Il faut des ailes, mais il faut aussi du lest. Sans celui-ci, sans celles-là, on n'est pas une nature complète et équilibrée.
C'est ainsi que nous venons de voir la réalité dévorer le véritable chef de l'école réaliste. J'ai nommé Alexandre Dumas fils, l'auteur du Demi-Monde. Son théâtre l'avait dégoûté de la vie.
Source : Gallica

Portrait de Henri de Pène Henri de Pène Le Paris viveur (1862)

Il s'éprend de même, à certains jours, d'un refrain, d'une chanson, d'une calembredaine, d'une sauteuse de bal public ou d'un danseur de corde. Enfin, l'amour du merveilleux et une certaine croyance complaisante au surnaturel caractérisent également les basses classes besoigneuses et cette bohème dorée où l'on est blasé et repu à ce point que les invitations à souper y sont mal venues des dames, si, au gibier froid et aux écrevisses bordelaises, vous ne joignez ce plat qui ne figure pas sur la carte du restaurateur :
les Napoléons sous la serviette!
Source : Gallica

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