Henri de Pène,
Paris amoureux, par Mané
(1864)
“ Le mandrill me fit songer à ces petits jeunes gens que l'on voit débuter dans la vie, neufs, étourdis, alertes, courant quand même après les jupes ballonnées de toutes les couleurs et s'étonnant, au moment où ils les atteignent, d'entrer dans une série de mésaventures imprévues. L'amour, et surtout l'amour tel qu'il s'offre aux petits jeunes gens, est comme un fusil qu'il faut savoir épauler, sous peine d'être souffleté par la crosse, au moment où l'on tire son premier gibier. C'est, sous une autre forme , l'histoire du mandrill et du ballon que Nadar avait donné aux singes, en leur palais. ”
