Virginie Déjazet

Définition et enjeux

Emile Boissière Excursions parisiennes : notes de vacances (1862)

Tombez-y, messieurs les badauds, le soir où Virginie Déjazet fera sa rentrée. Si jamais le talent a protégé contre la vieillesse, c'est bien cette éternellement jeune et gracieuse Virginie, leste et pimpante, portant ses soixante ans, comme un beau pommier de Normandie ses fruits verts et appétissants. Ah ! la fine et spirituelle créature, plus jeune, plus rieuse et plus attrayante que toutes ces poupées ridicules et sottes, autant que jolies, qui montrent tous les soirs, faute de mieux, ce qu'elles devraient cacher. Entrez, messieurs, mais entrez seuls, et, seuls, tâchez d'en sortir !
Source : Gallica

Georges Duval Virginie Déjazet, 1797-1875 (1876)

Déjazet resta six mois à Lyon ; puis sa mère la conduisit à Bordeaux, où elle tourna la tête aux enfants de la Garonne. L'exercice, le grand air, les voyages avaient rendu à Virginie sa fraîcheur et sa santé. Le petit lutin des Capucines avait grandi, la Fanchon microscopique du théâtre des Jeunes-Élèves était devenue l'actrice alerte, vive, agaçante, le charmant démon dont le pied leste brûle les planches et provoque les bravos du parterre.
Source : Gallica

Georges Duval Virginie Déjazet, 1797-1875 (1876)

Son cœur d'artiste m'accorde plus d'éloges que je n'en mérite. Le succès est-il douteux quand on chante Béranger? Plus d'une fois déjà j'ai dû le mien à ce grand nom. Aussi est-ce après l'hommage que le monde entier lui rend par ma bouche que j'ose, moi, pauvre rien, lui offrir celui de ma sincère reconnaissance.
Virginie DÉJAZET.
Et le chansonnier lui avait répondu : Non, mademoiselle, vous ne me devez rien, c'est, au contraire, moi qui suis votre obligé.
Source : Gallica

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