Georges Duval

Élements biographiques

Georges Duval Virginie Déjazet, 1797-1875 (1876)

Dieu nous a mis au cœur afin de l'épancher !.
Déjazet!. Virginie!. Oh! laissez-vous toucher!
Le cœur est toujours jeune et n'a jamais de ride.
Ce n'est point de baisers que mon âme est avide, Et fussent-ils brûlants comme du plomb fondu, Les miens auraient à peine aux vôtres répondu ; Car rien ne saurait plus, me rendant à la vie, De mes sens fatigués ranimer l'énergie.
Ce que je veux de vous, c'est un mot de pitié, Un souvenir d'un jour, un regard d'amitié Que je recueillerai ce soir, et dont l'empreinte Un moment calmera ma douleur et ma plainte !.
Source : Gallica

Georges Duval Le Premier amant, par Georges Duval… (1883)

C'étaient, vaguement, la voix de la comtesse Sonzoni, la mélodie de Chopin jouce par Mlle F. le fantôme de Lucien, le parfum des fleurs du balcon, le murmure des paroles d'amour échangées, le bruit du train les emmenant en Italie, la silhouette des coteaux bleus de Fiezole, le profil des monuments romains, la plainte de l'Adriatique à Venise, l'écho des joies qui ne devaient plus être.
C'étaient encore le spectre de M. de Beaulieu, l'amertume des remords, les colères de Lucien, les soupçons, les désespoirs causés par une vie qui s'écroule, l'effort du sacrifice, l'anéantissement de la fin.
Source : Gallica

Georges Duval Un coup de fusil (1887)

C'est un abîme étrange, qui semble plus vertigineux à mesure qu'on le descend, que le chemin qui mène à sa limite soit hérissé d'épines ou bordé de fleurs. Jason n'avait à conquérir qu'une toison d'or. L'amoureux doit vaincre un cœur, et son butin de guerre est une vie entière. Cet abîme, Pascal le descendait, guidé par'la blanche vision de Simplice, sous les pas de laquelle roulaient des cailloux dont la chute accusait l'immensité du gouffre. La jeune fille marchait devant lui. Par instants sa blonde chevelure s'illuminait, et les reflets de sa clarté formaient un nimbe autour de sa tête.
Source : Gallica

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