Résumé

Georges Duval Frédérick-Lemaître et son temps… (1876)

Le sculpteur dont la main tremble, le peintre dont les doigts ont perdu leur agilité, le chanteur dont le gosier n'a plus de souplesse, saluent la foule et redeviennent de simples mortels. Seul le comédien résiste. Il veut défier les ans et se figure que sous sa perruque et son fard les marques implacables de la vieillesse disparaîtront à tout jamais.
Il est arrivé pour Frédérick ce qui est arrivé pour Déjazet. Poussé par le besoin de vivre, et par la nostalgie des planches, — le théâtre porte le spleen dans les plis de son rideau,— il a voulu jouer quand même.
Source : Gallica

Georges Duval Frédérick-Lemaître et son temps… (1876)

Que lui importait le temps, le costume, le héros, la situation ou l'âge ! Il saisissait la vie dans son énergie et le cri dans son explosion.
Voilà pourquoi Frédérick était le seul part ner qui fût digne de madame Dorval, aux excès duquel elle ne descendait jamais, mais qu'elle sauvait par une grâce ineffable. Tandis qu'elle s'abandonnait, charmante, à toutes les inspirations de son coeur, mademoiselle Georges, de son côté, était remplie à l'excès de violences, de colères, de tendresses et d'emportements.
Il fallait voir aussi madame Dorval à côté de mademoiselle Mars.
Source : Gallica

Georges Duval Frédérick-Lemaître et son temps… (1876)

Frédérick avait au fond un peu bien regrette de n'avoir pas joué le don César de Bazan de Ruy-Blas.
— Ah ! disait-il, voilà un rôle ! les belles guenilles !
Il ne s'était pas consolé du rôle bouffon et trivial. Il aimait tant à cumuler dans le domaine des passions ! Il avait le double instinct de la borne et du palais, du trône et du carrefour. Afin de satisfaire son caprice MM. Dumanoir et d'Ennery prirent a Hugo son personnage comique, comme Frédérick lui prit sa préface. Ils ne pouvaient pas emprunter à un plus riche.
Source : Gallica

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