Georges Duval, Frédérick-Lemaître et son temps… (1876)
“ Le sculpteur dont la main tremble, le peintre dont les doigts ont perdu leur agilité, le chanteur dont le gosier n'a plus de souplesse, saluent la foule et redeviennent de simples mortels. Seul le comédien résiste. Il veut défier les ans et se figure que sous sa perruque et son fard les marques implacables de la vieillesse disparaîtront à tout jamais. Il est arrivé pour Frédérick ce qui est arrivé pour Déjazet. Poussé par le besoin de vivre, et par la nostalgie des planches, — le théâtre porte le spleen dans les plis de son rideau,— il a voulu jouer quand même. ”
