Georges Duval, Un coup de fusil (1887)
“ C'est un abîme étrange, qui semble plus vertigineux à mesure qu'on le descend, que le chemin qui mène à sa limite soit hérissé d'épines ou bordé de fleurs. Jason n'avait à conquérir qu'une toison d'or. L'amoureux doit vaincre un cœur, et son butin de guerre est une vie entière. Cet abîme, Pascal le descendait, guidé par'la blanche vision de Simplice, sous les pas de laquelle roulaient des cailloux dont la chute accusait l'immensité du gouffre. La jeune fille marchait devant lui. Par instants sa blonde chevelure s'illuminait, et les reflets de sa clarté formaient un nimbe autour de sa tête. ”
