Marchand de chevaux

Définition et enjeux

H. Vallée de Loncey,  Les races de chevaux de trait, France… (1888)

“ Le tact du marchand de chevaux, habile dans ses transactions, consiste à juger promptement le savoir de son client et ses dispositions sérieuses. Il voit immédiatement s'il est engoué de l'animal qu'il vient d'examiner; et, d'après cela, règle ses exigences. L'adresse et la finesse du marchand n'ont rien de surprenant ni de blâmable; c'est le commerce, à vous de vous défendre. Acheteur aujourd'hui, demain vous pouvez être vendeur, et vous vous inspirerez de ce même marchand pour revendre votre cheval le plus cher possible. ”
Source : Gallica

Portrait de Éphrem Houël Éphrem Houël,  Cours de science hippique : professé à l'École des haras pendant les années 1848… (1853)

“ Le marchand de chevaux proprement dit, est celui qui possède dans les villes, une écurie montée en chevaux prêts à être mis en service, c'est l'intermédiaire obligé entre l'éleveur et le consommateur, et lorsqu'il exerce honorablement son industrie, le marchand de chevaux est un des agents les plus utiles de l'amélioration générale. ”
Source : Gallica

Les Français peints par eux-mêmes…

“ Vous êtes ravi, émerveillé, vous achetez l’animal, et vous vous frottez les mains de joie d’avoir fait un aussi magnifique marché; de son côté, le marchand n’est pas fâché de s’être débarrassé d’une bête dont il ne pouvait se défaire, et tout le monde est content. Le marchand de chevaux a un talent particulier pour rendre un cheval beau à voir, pour lui arrondir comme par enchantement le ventre et la croupe, il le nourrit de pommes de terre, de son, de carottes, que sais-je? N’étant pas maquignon, je ne puis vous le dire, et je le serais, que je vous le dirais encore moins. ”
Source : Gutenberg

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