Alexandre Gaume

Élements biographiques

Alexandre Gaume,  Causeries chevalines (1865)

“ Il n'est pas rare de voir un jeune cheval trembler à la vue et-au bruit du harnais qui valui être brutalement jeté sur le dos : « Voyez ce fainéant, s'écrie le charretier, il a déjà peur de travailler! » Il croit le pauvre animal mû par la paresse, tandis qu'il l'est par un souvenir de gêne et de douleur dont l'appareil qu'il a sous les yeux ne lui rappelle que trop la triste expérience.
L'élevage des chevaux, surtout des chevaux distingués, près du sang, et dont la vente est productive, exige une foule de soins et comporte les détails les plus minutieux.
”
Source : Gallica

Alexandre Gaume,  Remarques sur les chevaux de guerre (1873)

“ La guerre a particulièrement besoin des produits du Midi : mais là où pourtant elle est seule, sans concurrence, sans que le commerce lui dispute le terrain, elle ne peut, grâce à l'insuffisance de ses prix, empêcher l'industrie de péricliter. Et pourtant le Limousin, l'Auvergne, Tarbes, tout ce pays qui ne gagne plus d'argent avec les chevaux de troupe et qui cherche à produire malgré lui, en dépit du climat, du sol, de l'état peu avancé de l'agriculture, des métis anglo-normands pour le commerce; ce pays, c'est la vraie pépinière des chevaux d'armes. ”
Source : Gallica

Alexandre Gaume,  Causeries chevalines (1865)

“ Il m'est toujours resté à l'esprit que mon cheval sautait trop bien pour ce cavalier novice qu'un amour-propre irréfléchi avait embarqué maladroitement dans cette affaire.
En dehors des courses et des chasses, il y a l'équitation de haute école, l'équitation militaire, et l'équitation d'agrément ou de promenade.
L'équitation d'école, académique, classique, est aujourd'hui à peu près tombée en désuétude ; elle n'est plus de mode ; le temps est à la vitesse en toutes choses. Or, un cheval de haute école n'est pas vite, et un cavalier
capable de le dresser est encore plus lent.
”
Source : Gallica

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