Alexandre Gaume

Résumé

Alexandre Gaume Remarques sur les chevaux de guerre (1873)

Néanmoins il y aurait ici un travail utile, instructif, le travail qui rend cavalier; quand on a dressé un certain nombre de chevaux, on s'aperçoit que c'est sur les plus médiocres qu'on a le plus acquis. Mais il y a là une série d'efforts obscurs qu'il faut entreprendre dans le manège du quartier, et de là dehors, au grand détriment des satisfactions d'amour-propre. Pourtant tout le monde ne peut pas avoir une monture de mille écus, monter un cheval en course comme Fordham ou C. Pratt, - passer un obstacle comme le vieux Cassidy, mettre un cheval d'école au passage comme Baucher.
Source : Gallica

Alexandre Gaume Remarques sur les chevaux de guerre (1873)

Même en temps de paix, un pays est réellement la nation armée, lorsqu'il prépare constamment des cavaliers et des chevaux aptes à faire la guerre, et que cette préparation est entrée naturellement dans ses mœurs. Si l'enfant de la campagne a contracté au régiment la connaissance, l'amour du cheval et le goût de l'équitation ; rentré dans ses foyers, il veillera avec soin à la production et à l'élevage des poulains, il montera ses chevaux, il apprendra à ses enfants à les monter, et il formera ainsi des cavaliers militaires pour l'avenir.
Source : Gallica

Alexandre Gaume Remarques sur les chevaux de guerre (1873)

La guerre a particulièrement besoin des produits du Midi : mais là où pourtant elle est seule, sans concurrence, sans que le commerce lui dispute le terrain, elle ne peut, grâce à l'insuffisance de ses prix, empêcher l'industrie de péricliter. Et pourtant le Limousin, l'Auvergne, Tarbes, tout ce pays qui ne gagne plus d'argent avec les chevaux de troupe et qui cherche à produire malgré lui, en dépit du climat, du sol, de l'état peu avancé de l'agriculture, des métis anglo-normands pour le commerce; ce pays, c'est la vraie pépinière des chevaux d'armes.
Source : Gallica

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