F. Musany

Résumé

F. Musany Propos d'un écuyer (1895)

Le véritable homme de cheval est celui qui connaît théoriquement et pratiquement tout ce qui a rapport au cheval : physiologie, élevage, hygiène, maréchalerie, harnachement, équitation de manège et de course, attelage, etc. Certes, il ne peut guère exceller dans toutes ces connaissances, mais il ne doit être étranger à aucune. Il faut encore qu'il aime le cheval et qu'il l'apprécie plus pour sa beauté et ses qualités que pour l'argent qu'il peut rapporter. Qu'on ne considère pas ceci comme une rêverie : rien au contraire ne se rapporte d'une manière plus pratique au sujet que je traite.
Source : Gallica

F. Musany Propos d'un écuyer (1895)

L'homme, tenant les rênes, caressant le cheval, l'attirant par l'àppât d'une friandise, se fait suivre et le dressage commence. Tout le savoir-faire consiste à éviter à l'animal les sensations qui pourraient produire un désordre; et il faut pour cela beaucoup d'attention et d'expérience, car pour la moindre chose, une sangle trop serrée, un geste trop brusque, un bruit entendu, l'animal affolé bondit, rue, se cabre, se renverse, échappe à son dresseur, se jette brutalement dans n'importe quel obstacle et se fait beaucoup de mal.
Source : Gallica

F. Musany Propos d'un écuyer (1895)

Il n'y a jamais eu de véritable homme de cheval que l'homme de manège, parce que lui seul, possédant la science et le fond des principes, a l'habitude de tirer tout le parti possible des chevaux et qu'il applique beaucoup plus facilement les leçons nécessaires à ceux de guerre et de chasse, qui doivent être nécessairement beaucoup simplifiées. Pourquoi sort-il du manège de la cour si peu d'hommes vraiment instruits et pourquoi n'en voit-on peut-être aucun qui soit en état d'enseigner l'art difficile de l'équitation?
Source : Gallica

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