Alexandre Gaume

Résumé

Alexandre Gaume,  Causeries chevalines (1865)

“ Il n'est pas rare de voir un jeune cheval trembler à la vue et-au bruit du harnais qui valui être brutalement jeté sur le dos : « Voyez ce fainéant, s'écrie le charretier, il a déjà peur de travailler! » Il croit le pauvre animal mû par la paresse, tandis qu'il l'est par un souvenir de gêne et de douleur dont l'appareil qu'il a sous les yeux ne lui rappelle que trop la triste expérience.
L'élevage des chevaux, surtout des chevaux distingués, près du sang, et dont la vente est productive, exige une foule de soins et comporte les détails les plus minutieux.
”
Source : Gallica

Alexandre Gaume,  Causeries chevalines (1865)

“ Il m'est toujours resté à l'esprit que mon cheval sautait trop bien pour ce cavalier novice qu'un amour-propre irréfléchi avait embarqué maladroitement dans cette affaire.
En dehors des courses et des chasses, il y a l'équitation de haute école, l'équitation militaire, et l'équitation d'agrément ou de promenade.
L'équitation d'école, académique, classique, est aujourd'hui à peu près tombée en désuétude ; elle n'est plus de mode ; le temps est à la vitesse en toutes choses. Or, un cheval de haute école n'est pas vite, et un cavalier
capable de le dresser est encore plus lent.
”
Source : Gallica

Alexandre Gaume,  Causeries chevalines (1865)

“ Mais les gens qui s'imaginent qu'au sortir de l'écurie du marchand, un jeune cheval bourré de son, habitué à une simple promenade hygiénique ou de dressage, et n'ayant connu avant cela que le travail du labour ou de la herse, va immédiatement traîner grand train, sans fatigue et tous les jours, une voiture de famille sur le pavé d'une grande ville, sans avoir été acheminé doucement à ce service nouveau pour lui, ne sont pas dignes de posséder des chevaux de prix. ”
Source : Gallica

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