Résumé

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Le véloce, ou Tanger, Alger et Tunis (1855)

Quelle cité vivante peut se vanter d'être peuplée comme ta ruine, Carthage quelle voix, si puissante qu'elle soit, peut se vanter de parler aussi haut que ton silence.
Combien de temps serais-je resté ainsi à rapprocher les deux rives de la Méditerranée, à confondre dans un même rêve l'Afrique et l'Europe à évoquer Paris, son bruit, ses bals, ses spectacles, sa civilisation à me demander ce que faisaient mes amis, ce que vous faisiez, vous, madame, tandis que je songeais à vous avec cette vague et délicieuse mélancolie du voyageur, quand je m'entendis appeler par Alexandre.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Le véloce, ou Tanger, Alger et Tunis (1855)

A dix heures un quart, le général La Hitte qui commandait l'artillerie donna l'ordre de battre en brèche. On vit alors le rempart se fendre et se déchirer, et l'on comprit que, avant la fin du jour, rien n'empêcherait de donner l'assaut.
Tout à coup, une secousse pareille à celle d'un tremblement de terre se fait sentir, le fort chancelle comme un géant ivre, s'ouvre comme le cratère d'un volcan, et lance au ciel une gerbe de feu; ce n'est plus une batterie qui tonne, c'est une poudrière qui saute.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Le véloce, ou Tanger, Alger et Tunis (1855)

Ce n'est plus contre le lion de Lrumée, l'hydre de Lerne, le sanglier d'Erymanthe ou les oiseaux du lac
Stymphale qu'il lui faut combattre; c'est contre un ennemi bien autrement dangereux, bien autrement obstiné, bien autrement invincible, c'est contre la soif le héros va mourir, étranglé, dévoré, calciné par ce soleil ardent, par ce sable ardent, par cette atmosphère ardente, quand Jupiter lui apparaît sous la forme d'un bélier, et d'un coup de pied fait jaillir la source autour de laquelle verdit aujourd'hui encore l'oasis d'Ammon.
Source : Gallica

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