Résumé

Histoire de Bône , par René Bouyac… (1891)

Nous sommes étrangers au maniement des armes et aux luttes sanglantes des batailles. A la vue des troupes que tu as envoyées contre nous, nos enfants ont été saisis d'épouvante et nos coeurs ont pâli. Si c'est à cause d'Ibrahim bey que tu nous fais la guerre, sache qu'il est venu dans nos murs pour y chercher un refuge et qu'il s'est imposé à nous ; mais il n'a ni armes ni soldats à t'opposer ; si ton expédition est dirigée contre les Français, ils sont en effet les maîtres de la ville et nous subissons la loi du vainqueur
Source : Gallica

Histoire de Bône , par René Bouyac… (1891)

Des jeux nautiques furent organisés par la marine sur la Seybouse et, le lendemain, le général d'Uzer disait dans son ordre du jour : « La journée d'hier a prouvé que les Français et les indigènes ne font plus qu'une même famille. L'harmonie qui règne entre la population et la garnison mérite les plus grands éloges aux troupes françaises. C'est à leur bon esprit, à leur sagesse, à leur modération et à leurs bons rapports avec les Arabes, qu'il faut attribuer les heureux résultats de la domination française et notre influence sur les tribus qui nous entourent. »
Source : Gallica

Histoire de Bône , par René Bouyac… (1891)

On le fit savoir à Fréart, mais on ne s'en mit pas moins en route le plus vite possible. Nous parvînmes au pied du rempart de la Casbah, sans avoir été aperçus par les gens de Ben Aïssa ; Yussuf était au haut de la muraille avec le Turc de notre parti. On nous tendit des cordes, au moyen desquelles nous escaladâmes successivement le mur de la citadelle. Une fois tous montés, nous nous mîmes en rang devant la garnison qui nous regardait avec plus de curiosité que de sympathie ; un certain nombre de Turcs qui la composaient ne dissimulait pas la haine qu'ils nous portaient.
Source : Gallica

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