Edmond Lambert, A travers l'Algérie, histoire, moeurs et légendes des Arabes (1884)
“ L'Edough a sur ses versants septentrionaux une forêt de chênes magnifiques et un aqueduc romain qui portait jadis à Hippone les eaux de la montagne. Le figuier, l'olivier et l'abricotier, les prairies et les maisons, couvrent les gracieux coteaux d'Hippone et tout l'espace rempli autrefois d'habitations. La nature a étendu son manteau le plus riche sur le sépulcre de l'antique cité, la végétation a pris la place de tout un peuple. Hippone, comme toutes les villes anciennes remplacées par des cités nouvelles, a servi en quelque sorte de carrière. Bône est sortie de ses débris. ”
