Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ «Quittez cette attitude menaçante, leur dit-il en les écartant; la victoire ne m’est pas si chère que je veuille paraître avoir vaincu pour moi seul. » Il commanda aux chefs de l’armée d’Occident de rallier leurs soldats et de plier les tentes sans délai ; puis, se tournant vers l’armée orientale, il s’écria, comme accablé de douleur : « Adieu, fidèle jeunesse, vous qui fûtes mes compagnons, adieu ! » Tant que dura cette scène, Alaric se tint prudemment enfermé dans son enceinte de chariots. ”
