Auteur : G. Goyau, Revue des Deux Mondes
“ La reine écoutait, et s’offrait à punir ces cupides en faisant confisquer leurs biens. Mais Mélanie ne voulait point, par représailles, la pauvreté des autres ; elle voulait, par amour, sa propre pauvreté. Tout de suite elle écarta de la tête de ses proches, c’est-à-dire de ses ennemis, le péril dont les menaçait Serena : « Non, lui dit-elle, il est écrit de ne point rendre mal pour mal et préjudice pour préjudice. C’est dans le Seigneur que nous avons confiance, pour que, grâce à l’appui de votre pieuse souveraineté, notre pauvreté soit féconde. » ”
