Honorius d'Occident

Définition et enjeux

Portrait de Amédée Thierry Amédée Thierry,  Revue des Deux Mondes

“ Tel était l’homme aux mains de qui se trouvaient livrés en Orient l’empereur et l’empire. Le tuteur d’Honorius, régent de l’empire d’Occident, semblait choisi tout exprès pour contraster avec ce ténébreux scélérat. C’était le soldat fougueux et fier opposé au ministre intrigant et cauteleux, l’homme d’épée au magistrat civil, le chrétien douteux au chef indigne, mais déclaré, du catholicisme exclusif. ”
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Portrait de Leconte de Lisle Leconte de Lisle,  Histoire du Moyen-Âge

“ Pendant que les Suèves, rejetés par les Wisigoths dans les montagnes des Asturies et de la Galice, fondaient un royaume qui s’agrandit bientôt par la conquête de la Lusitanie, Honorius mourait à Ravenne en 423, comblé des bénédictions de l’Église qu’il avait constamment protégée, soit en persécutant les hérétiques, soit en détruisant les temples. Le trône d’Occident échut à son neveu Valentinien III, âgé de six ans, fils de Placidie et du comte Constance qu’elle avait dû épouser après la mort d’Ataülf. ”
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Adolphe Bréant de Fontenay,  Encyclopédie nationale, par A. Bréant… (1844-1850)

“ Relégué au bord de l'Adriatique, Honorius était encore regardé comme l'empereur d'Occident; moins occupés des armées ennemies que des intrigues des sectaires, ses ministres réchauffaient son zèle en poursuivant impitoyablement tout ce qui ne faisait pas partie de l'Église dominante. Les Vandales ne saccageaient pas encore l'Afrique, soustraite par la mort d'Alaric à d'autres tentatives ; cependant le malheur de cette contrée avait commencé; une pieuse animosité, secondée par l'extrême faiblesse de l'empereur, s'y montrait incapable. ”
Source : Gallica

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