Charles Diehl,
Revue des Deux Mondes
“ Sur la route de l’Orient, les ports du littoral adriatique étaient autant d’escales précieuses et sûres, autant d’étapes de la voie triomphale qui menait à la richesse et à la gloire. Aussi, dès l’aube du XIe siècle, Venise prit pied sur ces rivages, et tenacement, énergiquement, elle les défendit contre tous les compétiteurs, contre les Croates, contre les Hongrois, contre les Turcs. Progressivement elle occupa toute la côte, toutes les îles, Zara et Cattaro, Durazzo et Valona ; et, aussi longtemps que dura la République, jalousement elle maintint la Dalmatie en sa puissance. ”

