Résumé

Amédée de Beaufort Vies de quelques bienfaiteurs de l'humanité… (1838)

Bernard ne put réussir qu'auprès de ce dernier; il le réconcilia avec l'Église, lui et quelques autres partisans de l'anti-pape. A peine était-il de retour à Rome, que Pierre de Léon mourut, et sa mort rendit la paix à l'Eglise. Les ennemis d'Innocent voulurent bien prolonger encore le schisme; mais l'homme qu'ils donnèrent pour successeur à Pierre de Léon vint trouver Bernard pendant la nuit, se dépouilla des insignes de la papauté, et se laissa conduire aux pieds d'Innocent II. Cet heureux événement remplit l'Église de joie, et combla de gloire le saint abbé de Clairvaux.
Source : Gallica

Amédée de Beaufort Vies de quelques bienfaiteurs de l'humanité… (1838)

Une position, quelque haute qu'elle soit, ne met pas à l'abri des coups du sort. Au moment où tout lui souriait, un chagrin terrible vint le frapper au cœur. Le comte Frédéric son frère mourut ; cette mort pouvait le détourner à jamais de la voie qu'il avait embrassée; on pensait qu'il allait quitter le chapeau de cardinal et la mître d'archevêque pour rentrer dans le monde ; le pape même l'en pressait.
Source : Gallica

Amédée de Beaufort Vies de quelques bienfaiteurs de l'humanité… (1838)

La réforme débuta par la destruction des asiles charitables et par le mariage des prêtres. C'était
attaquer la charité dans sa source; c'était la réduire à une institution d'économie politique; c'était remplacer la fille du ciel par la fille de l'intérêt et des calculs des hommes.
Les doctrines philosophiques de l'Angleterre et de l'Allemagne s'étant répandues sur le continent, les philosophes du siècle passé répudièrent avec le christianisme le nom même qu'il avait donné à cette vertu : les mots pitié, bienfaisance, philantropie remplacèrent le mot charité (1) .
Source : Gallica

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