Résumé

Charles-Alexis de Reboul-Berville Vie de s. Vincent de Paul, (avec fac-simile de son écriture et de son portrait… (1828-1829)

Vincent de Paul étoit d'une taille moyenne, mais bien proportionnée ; il avoit la tète grosse et un peu chauve, le front large, les yeux pleins de feu, mais d'un feu tempéré par la douceur ; le port grave et modeste, un air d'affabilité qui tenoit moins de la nature que de la vertu. Dans ses manières et son attitude, régnoit cette simplicité qui annonce le calme et la droiture du cœur
Source : Gallica

Charles-Alexis de Reboul-Berville Vie de s. Vincent de Paul, (avec fac-simile de son écriture et de son portrait… (1828-1829)

Vincent regardoit la science comme une partie essentielle pour un ecclésiastique, parce qu'un prêtre ignorant est un aveugle qui en conduit d'autres au précipice ; mais il estimoit encore plus la solide piété : « Nous devons, disoit-il aux siens, porter les jeunes gens qui nous sont confiés, également à la science et à la piété, c'est ce que Dieu demande de nous. Ils ont besoin de capacité, mais ils ont besoin d'une vie sainte et régulière : sans celle-ci l'autre est inutile et dangereuse. »
Source : Gallica

Charles-Alexis de Reboul-Berville Vie de s. Vincent de Paul, (avec fac-simile de son écriture et de son portrait… (1828-1829)

Tandis que nos cimetières, surtout ceux de la capitale, sont encombrés de mausolées, même de temples profanes, élevés en l'honneur de beaucoup de morts qui n'ont fait que peser sur la terre, la tombe du consolateur, de la généreuse victime du malheur n'a pas même une pierre sur laquelle l'homme religieux et sensible puisse pleurer et prier. De Montevit fut pleuré par Vincent : ces larmes valent plus pour sa mémoire que le plus superbe mausolée.
La ville de Pont-à-Mousson n'avoit pas encore été visitée et soulagée par les missionnaires.
Source : Gallica

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