Lunéville

Définition et enjeux

Gaston Maugras La Cour de Lunéville au XVIIIe siècle

Aussitôt recommence pour Mme du Châtelet une existence cruelle, remplie d'inquiétudes et de tourments.
A peine la favorite est-elle rentrée à Lunéville que Saint-Lambert y retourne également. Cette précipitation paraît bien suspecte à la marquise. Et puis par une fâcheuse coïncidence, depuis qu'il est à Lunéville les lettres du brillant officier se font de plus en plus rares; elles ne sont ni longues, ni tendres; l'écriture en est large; elles ne ressemblent point à celles de Nancy! On ne peut s'y tromper: «Pourquoi ne m'aimez-vous jamais autant à Lunéville qu'à Nancy?»
Source : Gutenberg

Gaston Maugras La Cour de Lunéville au XVIIIe siècle

Fontainebleau, Compiègne, Marly, Rambouillet sont remplacés par Commercy, la Malgrange, Einville, Chanteheu, etc.
Mais, à la différence de Versailles, tout ce pompeux décorum n'est qu'en façade, toute cette représentation extérieure n'est qu'apparente. Lunéville est une cour bon enfant, simple, où chacun vit à sa guise, et sans souci de l'étiquette.
On y trouve réunis tous les contrastes: religion, impiété, austérité, galanterie; tout s'y rencontre et s'y mêle, sans heurt, sans choc, sans éclat.
Source : Gutenberg

Gaston Maugras La Cour de Lunéville au XVIIIe siècle

Quel émoi dans le château si la divine marquise avait connu ces vers!
Il n'y a pas que le théâtre qui enchante les nouveaux hôtes de Lunéville. Le roi ne les quitte pas, il les comble d'amabilités, et les journées s'écoulent sans qu'on y songe. Il les promène dans ses jardins, leur fait visiter ses maisons de campagne; il leur montre avec orgueil ses constructions bizarres, ses rocailles, ses jets d'eau, ses grottes, et la joie du vieux roi n'a pas de bornes quand Voltaire, qui se connaît en flatterie, daigne se pâmer devant ces étranges fantaisies et cette ingéniosité enfantine.
Source : Gutenberg

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