Paix de Lunéville

Définition et enjeux

Désiré Lacroix Histoire de Napoléon (1928)

Lorsque la députation du Corps législatif vint présenter ses félicitations au Premier Consul sur la paix de Lunéville, il répondit :
Le peuple ne goûtera pas encore tous les bienfaits de la paix, tant qu'elle ne sera pas faite avec l'Angleterre; mais un esprit de vertige s'est emparé de ce gouvernement, qui ne connaît plus rien de sacré. Sa conduite est injuste non seulement envers le peuple français, mais envers toutes les puissances du continent, et lorsque les gouvernements ne sont pas justes, leur prospérité n'est que passagère.
Source : Gallica

Louis-Auguste-Félix de Beaujour Du traité de Lunéville . Par Félix-Beaujour (1801)

La France peut aspirer sans doute à un degré de force qui lui garantisse le haut rang qu'elle a pris parmi les nations civilisées, et sa vieille et nouvelle gloire : mais elle doit redouter, comme l'infamie, la domination suprême. Le dernier terme de la grandeur est le commencement de la décadence.
Et pour appliquer ces maximes au Traité de Lunéville, je trouve tout simple que le Gouvernement qui a dicté la paix, l'ait faite bonne et glorieuse pour sa nation : mais il
ne devait pas la faire inquiétante pour l'Europe, ni humiliante pour son ennemi
Source : Gallica

Louis-Pierre-Édouard Bignon Histoire de France, depuis le 18 brumaire… (1836)

Lui seul sera brisé et ne pliera pas. Dans ce trait singulier, on ne vit alors qu'une de ces expressions hardies, familières à une imagination qui embrasse tous les extrêmes. Combien on était loin d'imaginer que jamais le faubourg Saint-Antoine dût voir la fumée d'un camp ennemi !
Si la paix de Lunéville et les avantages qu'elle apportait à la France devaient faire éclater les témoignages de l'allégresse publique, un miracle qui frappa davantage encore les esprits, parce que rien n'en autorisait l'espérance, fut la signature des préliminaires de la paix maritime.
Source : Gallica

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