Louis-Auguste-Félix de Beaujour

Louis-Auguste-Félix de Beaujour Du traité de Lunéville . Par Félix-Beaujour (1801)

La France peut aspirer sans doute à un degré de force qui lui garantisse le haut rang qu'elle a pris parmi les nations civilisées, et sa vieille et nouvelle gloire : mais elle doit redouter, comme l'infamie, la domination suprême. Le dernier terme de la grandeur est le commencement de la décadence.
Et pour appliquer ces maximes au Traité de Lunéville, je trouve tout simple que le Gouvernement qui a dicté la paix, l'ait faite bonne et glorieuse pour sa nation : mais il
ne devait pas la faire inquiétante pour l'Europe, ni humiliante pour son ennemi
Source : Gallica

Louis-Auguste-Félix de Beaujour Du traité de Lunéville . Par Félix-Beaujour (1801)

Mincio, flanquée de Peschiera et de Mantoue, tandis que les Autrichiens ont à défendre la longue ligne de l'Adige ; en sorte qu'en cas d'attaque de part ou d'autre, les uns ont à défendre l'arc et les autres la corde.
En reléguant les Allemands hors de l'Italie, le Traité de Lunéville n'en facilite pas seulement la défensive; il sépare encore par des régions intermédiaires la France de l'Autriche, et ne laisse plus entre ces deux Puissances aucun sujet réel de division. Ainsi les premiers hommes se partageaient la terre, pour que les querelles de leurs bergers ne troublassent pas leur repos.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature